C'est dans le Code Napoléon qu'on trouve les premiers textes de loi sur l'adoption, alors envisagée comme un moyen de transmettre un patrimoine ; il n'y est fait état que de l'adoption d'adultes.

Au lendemain de la première guerre mondiale, le nombre d'orphelins amène à légiférer sur l'adoption des mineurs. Le coeur s'en mêle et l'adoption est désormais guidée par l'envie d'élever un enfant.

En 1966 est établie la distinction entre adoption simple et adoption plénière :

  • L'adoption simple permet de transmettre son nom et ses biens à une personne (mineure ou non) sans rompre ses liens avec sa famille d'origine,
  • L'adoption plénière, elle, assimile totalement l'adopté à un enfant biologique. C'est ce type d'adption que nous réaliserons en Colombie.

Dans les années 1980, l'adoption se banalise, en France, mais aussi dans le monde entier.

A partir de 1990, elle devient essentiellement internationale et, le nombre de candidats parents augmentant, engendre trafics et abus.

Pour protéger les enfants de ces trafics, il est nécessaire d'établir de nouvelles règles :

  • au niveau international, avec la Charte des droits de l'Enfant en 1989, puis la Convention de La Haye du 29/05/1993 qui vise à responsabiliser tant les pays d'origine que les pays adoptants.
  • au niveau national avec, entre autres, la loi Mattéi de 1996 qui facilite considérablement l'obtention de l'agrément et l'adoption en général, en revoyant notamment les conditions à remplir pour adopter (durée de mariage exigée, âge des adoptants, etc.).


Il était important pour nous d'adopter dans un pays ayant signé la Convention de La Haye ; même si notre désir d'enfant est très fort, ne voulons ni "l'acheter" ni "le voler".